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Votre système est-il plus cher dans le cloud ?

Votre système est-il plus cher dans le cloud ? - Upper-Link - Dossier AzureTemps de lecture : 4 min.

Votre système est-il plus cher dans le Cloud ? – Par Benoit LECOMTE et René-Louis ADDA pour Upper-Link

L’ITaaS sur la zone EMEA représente 27% du marché de l’externalisation de l’IT. Même si le Cloud progresse en France la question des coûts préoccupe les directions et DSI. René-Louis ADDA, Président d’Upper-Link explique la rupture nécessaire dans la conception des coûts entre OnPremise et Cloud.

Le coût n’est pas le seul facteur de choix du cloud, les autres sont : la capacité de l’IT, moins de management, la facilité de scalabilité, l’agilité, l’élasticité, la sécurisation, les solutions de PRA et sauvegarde, la réduction sensible de l’infrastructure existante qui devient de plus en plus complexe et nécessite toujours plus d’investissement et charge de gestion. Le coût du Cloud est un vrai sujet qui ne peut être traité comme un système OnPremise.

Système OnPremise vs SI sur le Cloud Azure

Dans le cas d’un système OnPremise, les coûts sont répartis en coût d’investissement, coût d’exploitation, coût de migration et coût de renouvellement.

Nous pourrions ajouter à cela le coût d’indisponibilité et de risque de prise en otage (de manière plus générale Hacking) de votre système. Ces derniers facteurs sont difficiles à évaluer, ils concernent les coûts d’indisponibilité, de rétablissement du système, de reconstitution des données voire de perte de données ou de vol de données. La probabilité, pour une entreprise, de se faire hacker s’est démultipliée ces dernières années et derniers mois.

Un des coûts des moins pris en compte dans les entreprises est le coût lié au sur-dimensionnement des machines. En effet, de nombreux serveurs sont sous exploités car on prévoit toujours des augmentations de charges qui ne sont jamais atteintes (Les serveurs sont exploités en moyenne à moins de 50% de leurs capacités dans les entreprises)

Des coûts qui pourraient paraître plus chers en frontal.

Restons sur les coûts directs.  Pour beaucoup d’informaticiens non avertis à la gestion des coûts dans le cloud, ils pourraient paraître plus chers en frontal. Pourquoi ?

Si on considère le coût d’un serveur Windows (VM 2 cœurs, 7Go RAM, 100Go DD redondé 3 fois) à 154€/mois, le calcul de tout informaticien sera de multiplier ce chiffre par 36 (amortissement sur 3 ans, voire plus) et on obtient le chiffre de 5.544€. On va donc penser pouvoir s’acheter un serveur à 5.544€ surtout qu’il serait possible de mettre éventuellement plusieurs VM sur sa machine.

Si nous nous arrêtons à ce niveau d’analyse, votre système porté tel qu’il est dans le Cloud va coûter plus cher que chez vous ou dans le cadre d’un hébergement classique.

Mais à ce coût d’achat de machine (hors cloud), je dois ajouter un deuxième serveur, les licences Windows Serveurs, des licences CALS Windows server par poste, les coûts de maintenance de matériel et de licences (support et mise à jour), mes onduleurs, une salle, une climatisation, deux sources électriques, le temps pour gérer mes contrats, un ingénieur pour monter et intervenir en cas de panne matériel ou électrique, puis les coûts d’exploitation, les éléments matériels requis pour les migration des systèmes, les coûts de renouvellement du matériel….

Le coût réel des serveurs hébergés en interne est supérieur à ce que les entreprises prévoient à l’origine. De plus, ces coûts sont généralement difficiles à évaluer correctement sans même y intégrer les risques évoqués en introduction à ce chapitre

Retrouvez le dossier intégral dans notre livre blanc :

Penser autrement la clé de l’économie du cloud Azure !

Cette analyse est faite sur la base d’un système répliqué à l’identique de OnPremise vers le Cloud. Or la gestion des coûts et l’architecture des systèmes doivent être pensées autrement dans le cloud. Nous verrons dans le chapitre suivant comment le faire, les sources d’économies, de disponibilité supplémentaire et d’allègement de la charge d’administration de vos systèmes que le cloud peut vous apporter.

Le coût principal est le compute

Le compute est la partie du coût qu’il est nécessaire d’optimiser. Les facteurs d’optimisation se répartissent entre les plages horaires d’ouverture des serveurs, la capacité de stockage et la transformation de VM en service PaaS si possible.

Vision globale de la répartition des coûts entre un système OnPremise et le Cloud Computing. Répartition moyenne basée sur le TCO par Gartner.

Cas d’étude du chapitre précédent.

Nous étions partis du transfert d’une VM de 2 cœurs avec 7Go de RAM. Nous devons raisonner sur les dimensions suivantes :

Capacité et horaire de disponibilité requis
Est-ce la bonne capacité, faute de flexibilité OnPremise, la VM n’a-t -elle pas été surdimensionnée (ce qui serait prudent et normal) ? Dans le Cloud le changement est rapide (5mn) et peut être automatisé. Est-ce qu’une VM avec un seul Cœur pourrait suffire, le coût de votre VM est alors divisé par 2 pour arriver à 77€/ mois

Avez-vous besoin de cette VM 24h/24 et 7jours/7 ? Dans nos études nous constatons que les 2/3 des serveurs ne sont réellement utilisés que 10 à 12heures par jour uniquement les jours de la semaine.  Dans le cloud, on éteint les serveurs lorsqu’ils ne sont pas utilisés et on peut donc diviser le coût par 3. Ce fonctionnement ramènerait le coût de cette même VM à 26€. Et en cas de besoin d’utilisation hors heures ouvrables, il suffit de le rallumer (délai constaté de quelques minutes).

Supposons maintenant que votre VM exécute, selon les horaires, des traitements requérant des niveaux de ressources différents.  Ce même serveur revient donc à 51 € par mois. Prenons par exemple le cas d’une société qui avait besoin d’un serveur de 16 cœurs et plus de 50Go de RAM pour un calcul qui ne durait que 4 heures la nuit. Le reste du temps il ne servait qu’à de la consultation : un unique cœur et peu de mémoire suffisait. Nous avons opté pour une configuration dynamique avec 16 cœurs et 56Go de RAM pendant les 4 heures de traitement et 2 cœur 7Go le reste du temps et fermé le Week-end. Economie : coût divisé par 5 dans Azure).

Il est important de noter que vous n’avez plus à acheter des licences ni maintenance ni CAL (licence par poste de poste de travail) tel Windows, SQL Server… selon les VM choisies et pas de contrats associés à gérer.