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Cybersécurité, pénurie de ressources ou opportunités d’emploi ?

Cybersécurité, pénurie de ressources ou opportunité d'emploi ? - Article Upper-LinkTemps de lecture : 4 min.

Cybersécurité, pénurie de ressources ou opportunités d’emploi ? Par Hélène Manierka et Benoit Lecomte pour Upper-Link

En marge du premier 14 juillet de la Cyberdefense, la sécurité informatique souffre d’une pénurie de ressources qualifiées en cybersécurité. Toutefois pouvons nous parler d’Opportunité pour l’emploi? Quels sont les impacts sur le développement et l’innovation?

En France seul 1 poste sur 6 dans la cybersécurité est pourvu et 3,5 millions manqueront dans le monde en 2021 (selon cybersecurity ventures). Toutefois l’utilisation des solutions Cloud ne cesse de croître en 2018 offrant des options efficaces et simples de management de la sécurité.

Premier défilé de Comcyber avec les autres armées

Sous les ordres du général de division Olivier Bonnet de Paillerets, 56 experts en cyberdéfense de l’armée française ont défilé pour la première fois sur les Champs Élysées. L’unité Comcyber, créée fin septembre 2017 compte 3400 cyber-combattants de la Défense en France et partout dans le monde. Cette unité regroupe toutes les ressources de cyberdéfense.

Elle est responsable :

– de la défense des systèmes d’information,
– de la neutralisation en cas d’attaques informatiques
– de la conduite des opérations dans le cyberespace.

Le Comcyber fédère plusieurs acteurs, de différentes armées et unités.
Autour de son état-major :

– le centre des opérations cyber,
– le centre des réserves et de la préparation opérationnelle,
– le centre d’analyse en lutte informatique défensive,
– le centre d’audit,
– la DG de l’armement et la 807ème compagnie de transmission. Toutes les armées y sont représentées.

La cybersécurité dans le secteur privé en pénurie d’emplois

Les entreprises ont pris conscience qu’elles devaient se protéger. 68 % d’entre elles recherchent déjà des compétences anti-hackers et recrutent des spécialistes Cybersécurité. Leur nombre est bien sûr appelé à s’accroître (étude de Capgemini auprès de 500 employeurs).

« La formation des Ingénieurs et Techniciens, dans le domaine de la cybersécurité, estime René-Louis ADDA, Président d’Upper-Link, a été négligée et les entreprises essaient de rattraper en formations internes cette déficience ».

Les entreprises de la cybersécurité n’avaient vraiment pas besoin de ça. « Les objets connectés sont un défi additionnel alors que le marché de l’emploi du secteur est déjà en tension et que nous ne pouvons pas répondre à toutes les missions par manque d’équipes », note Tessa Michellon, la DRH du cabinet de conseil spécialisé Harmonie Technologie dans le journal Les Echos.

Vouloir absolument internaliser cette compétence est bénéfique mais peu évidente. Aujourd’hui faire appel à des ESN est une réponse pertinente. “Une entreprise de service en Informatique comme Upper-Link, se doit d’assurer la formation continue de ses consultants et d’anticiper au maximum les risques encourus par ses clients.” précise Christophe Costes, DSI et Directeur des opérations chez Upper-Link.

L’intervention d’un spécialiste de l’IT est souvent plus rentable pour les entreprises. Les ESN interviennent sur l’environnement client ou sur des projets spécifiques en mettant tout en oeuvre pour challenger la sécurité des environnements et la mise en conformité des développements réalisés.

Upper-Link mène également auprès de ses clients une politique d’information et d’anticipation afin de faire face aux risques de malveillance à la fois en interne et venant de l’extérieur (ransomware, vols de données, etc.).

Les objets connectés, face à la sécurité, créeront des emplois

« Nous allons passer une période intermédiaire où il faudra anticiper les risques induits par les objets connectés, poursuit René-Louis ADDA, ils sont sources de progrès et il n’est pas question d’y renoncer, simplement anticiper leur maîtrise ».

Les objets connectés ont été décriés ces derniers temps pour la faiblesse de leur sécurité. En réponse à ce problème les entreprises ont créé des emplois directs ou indirects dans ces domaine. L’évolution du marché continue sa progression et l’IOT s’intègre de plus en plus dans le quotidien des consommateurs et des entreprises.

En compléments des infrastructures, applicatifs et traitement des données, la surveillance 24/7 est intégrée dans les solutions proposées par Upper-Link.

« Au niveau de l’emploi, le 24/7 multiplie 1 poste par 6 et c’est une chance pour les techniciens du numérique. Quant aux cadres, l’écart entre l’offre et la demande leur ouvre de très belles perspectives.  En outre, la réglementation oblige certaines entreprises des secteurs sensibles à recruter uniquement des experts français ».

Modes de recrutement innovants

Le manque de candidats oblige les entreprises à varier leurs modes de recrutement en cybersécurité.

Upper-Link vient de remettre son prix de l’innovation numérique à 4 jeunes femmes. Ce prix a été décerné à l’issue d’un hackathon organisé par de grandes écoles et des sociétés telles qu’Upper-Link, Microsoft et BNP Paribas.

« Les entreprises, lors de concours tels que des hackathons ou des chasses au bugs repèrent les profils qui les intéressent », constate Manuel Dorne de Yes We Hack.

La transformation digitale, Le Cloud et La sécurité une alliance gagnante

Le Cloud a souvent été pointé du doigt en France comme une potentielle faille de sécurité et un risque pour les emplois existants. Depuis les attaques de 2017 et le recul que nous avons, le Cloud est tout sauf une menace.

Les entreprises ayant réalisé leur transformation digitale en s’appuyant sur le Cloud ont été protégées de toutes les menaces jusqu’à présent. Ce constat est vrai pour ceux qui ont respecter les étapes d’une bonne transformation en intégrant les aspects de cybersécurité à chaque niveau.

“Au sein d’Upper-Link nos effectifs ne cessent de croître. Nous recrutons et formons afin que chaque collaborateur possède la double compétence nécessaire : le Cloud et la sécurité. Chez nos clients, ayant réalisé leur transformation numérique, leur service IT n’a pas connu de baisse d’effectif. Alors pourquoi encore diaboliser le cloud au détriment de la sécurité de ses données ?” s’interroge Christophe Coste.

Benoit LECOMTE on Linkedin
Benoit LECOMTE
Responsable Marketing & Communication chez Upper-Link